Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Il suit immédiatement la prise de contact qui permet une impression générale .
« Que vous est il arrivé « ? « Où avez vous mal ? »
Il permet de détecter en quelques dizaines de secondes les menaces vitales.
Cinq étapes:
A/ DEGAGEMENT DES VOIES AERIENNES ET PROTECTION DE LA COLONNE CERVICALE
- Les Voies aériennes sont elles dégagées ? Il y a t-il un risque d'obstruction ?
Sinon : dégagement manuel et aspiration .
en cas de traumatisme : protection de la colonne cervicale - tout le corps doit être en ligne
B/ VENTILATION
respiration présente sinon >> ventilation avec BAVU + O2
estimer la fréquence ventilatoire (normale entre 12 et 20) et l'amplitude de la respiration
C / CIRCULATION .
Contrôler une éventuelle hémorragie (pst compressif voire au maximun garrot sur un membre)
se faire une idée de la perfusion sanguine : pouls (fréquence cardiaque, régularité, qualité), couleur et température de la peau, sueurs? Temps de recoloration capillaire.
D/ DEFICIT NEUROLOGIQUE
Déterminer l'état de conscience (score de Glasgow de 3 à 15) :
ouverture des yeux, coté sur 4
réponse verbale, côté sur 5
réponse motrice.côte sur 6
Pupilles; rondes, égales et réactives à la lumière
évaluation de la motricité des 4 membres.
E/ EXPOSITION, ENVIRONNEMENT
compléter l'examen en dèshabillant la victime ( si possible car risque d'hypothermie).
Recherche de plaies, de douleur à la palpation, de déformation,
PRINCIPES DE BASE
- Il faut traiter au fur et à mesure de l'examen les menaces vitales identifiées.
- Limiter autant que se peut le temps sur place
- Identifier les victimes critiques :
liberté des VA menacées
ventilation altérée
Hemorragie externe ou interne suspectée
Etat neurologique anormal :
trouble de la conscience (Glasgow inf à 13)
convulsions
deficit moteur ou sensitif
Traumatisme pénétrant : tête, cou tronc, tronc, coude genou
amputation des membres
Traumatismes dans des contextes à risque
|
Ouverture des yeux |
Spontané |
4 |
|
Au bruit |
3 |
|
|
A la douleur |
2 |
|
|
Jamais |
1 |
|
|
Réponse verbale |
Orientée (obéit à un ordre) |
5 |
|
Confuse |
4 |
|
|
Inappropriée (mots compréhensibles, mais conversation impossible) |
3 |
|
|
Incompréhensible (gémissements, grognements) |
2 |
|
|
Aucune |
1 |
|
|
Réponse motrice |
A la parole |
6 |
|
Orienté (à au moins deux endroits le mouvement de flexion tend à faire disparaître la cause de la douleur) |
5 |
|
|
Evitement(pas de réponse orientée mais retrait rapide du coude avec éloignement face à l'agression) |
4 |
|
|
Flexion - décortication (membre sup : réponse en flexion lente, membre inf : extension) |
3 |
|
|
Extension décérébration (membre sup : rotation interne et hyper extension = mouvement d'enroulement, membre inf : extension et flexion plantaire) |
2 |
|
|
Rien |
1 |
SIGYCOP
Il permet la détermination d'un profil médical individuel en référence au S.I.G.Y.C.O.P.
Les résultats sont analysés à partir des profils suivants :
Profil A : 2 2 2 2 2 2 2
Profil B : 2 2 2 3 3 3 2
Profil C : 3 3 3 3 3 4 2
Profil D : 3 3 3 4 3 4 2
Profil E : 4 4 4 4 4 5 2
Ces profils conditionnent l'affectation proposée. Le coefficient le plus élevé affecté à un sigle conditionne la détermination du profil. Voici les correspondances des sigles composant le profil médical individuel, suite à l’examen médical :
S : membres supérieurs
I : membres inférieurs
G : état général
Y : vision
C : sens chromatique
O : audition
P : psychisme
Pour être déclaré apte à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel, à un premier contrat de sapeur-pompier volontaire du service civil ou à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire, le candidat doit remplir les conditions médicales correspondant au minimum à un profil B et satisfaire aux conditions d'aptitude physique précisées par arrêté du ministre de l'Intérieur.
Le candidat à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel ou à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire doit répondre aux caractéristiques suivantes :
une taille au moment du recrutement supérieure ou égale à 1,60 m mais tenant compte d’une tolérance de toise de 3 cm sous réserve qu’au moment de l’examen médical le
sujet ait un rapport poids/taille harmonieux et une bonne condition physique et sportive, en vue de s’assurer de la capacité à accomplir les missions du service ;
une absence d'anomalie constitutionnelle incompatible avec le port des tenues réglementaires ;
une absence d'antécédents rachidiens pathologiques, cliniques ou radiologiques dont l'existence doit faire l'objet d'un bilan médical orienté ;
des antécédents de photokératomie réfractive sont tolérés après une période de cicatrisation de un an, toute autre technique de chirurgie réfractive après une période de deux ans, à l'exclusion de toute complication anatomique, en l'absence d'évolutivité de l'amétropie en cause, en l'absence de photophobie, avec un résultat satisfaisant du sens morphoscopique à contraste et luminance variable, une bonne résistance et sensibilité à l'éboulissement, une topographie cornéenne homogène. La vision ainsi corrigée doit avoir une acuité supérieure ou égale à seize dixièmes avec un minimum de cinq dixièmes pour un œil, sans correction. La cotation est Y 3 quelle que soit l'acuité visuelle présentée au-dessus de ces normes.
une absence de manifestation d'hyperréactivité bronchique : tout antécédent ou élément clinique évocateur d'allergie oto-rhino-laryngologique ou d'asthme fait l'objet d'un bilan pneumologique orienté.
Quelques précisions concernant la vision:
De façon générale, l'acuité visuelle minimale au recrutement de SP volontaire ou professionnel est Y=3 (pour rappel : on attribue le coefficient 1 quand la vision est parfaitement normale). Le sigle Y du SIGYCOP correspond aux yeux et à la vision (sens chromatique exclu). Il est déterminé en tenant compte des résultats aux tests de vision et de la présence de maladies de l'oeil qui peuvent avoir des répercussions sur la qualité de la vision. Le sigle Y ne se rapporte donc pas uniquement à l'acuité visuelle et une maladie de l'oeil ou de son entourage peut rendre inapte même si la vision est correcte (ex : une paralysie d'un seul muscle d'un seul oeil ou un glaucome).
A noter : l'arrêté du 20 décembre 2005 a supprimé l'interdiction du port de lentilles cornéennes. Il est en outre rappelé que le port de lunettes peut limiter l'emploi du SP dans certaines fonctions s'il est incompatible avec la protection du SP (ex : certains appareils respiratoires isolants).
En ce qui concerne la myopie "simple" et isolée, le degré de vision minimal accepté (correspondant donc au classement Y=3) est :
sans correction : 3/10 pour chaque oeil (4/10 pour un oeil et 2/10 pour l'autre ou bien 5/10 pour un oeil et 1/10 pour l'autre...)
avec correction : 8/10 pour chaque oeil (7/10 pour un oeil et 9/10 pour l'autre, ou bien 6/10 pour un oeil et 10/10 pour l'autre).
En ce qui concerne l'intervention chirurgicale de correction des troubles de la vision:
Pour le recrutement, il faut un recul d'un an après correction d'une myopie par photokératomie réfractive ou de deux ans après correction par une autre technique chirurgicale.
Dans tous les cas, il faut avoir atteint les critères donnés dans le chapitre précédent pour être classé Y=3, que le trouble soit stabilisé par l'intervention, qu'il n'y ait pas de photophobie ou d'éboulissement anormal, que la cornée ait parfaitement cicatrisé avec une morphologie et une topographie homogène et qu'il n'y ait pas de complications anatomiques.
Dans tous les cas également et même si la vision est redevenue normale, le classement est obligatoirement Y=3, ce qui est incompatible avec la spécialité de SP plongeurs ou scaphandrier autonome léger.
Du point de vue des vaccinations obligatoires, pour être déclaré apte au recrutement, le sapeur pompier doit remplir les conditions d'immunisation fixées par
arrêté du Ministre chargé de la santé. Par conséquent, les SPP comme les SPV sont soumis à vaccination obligatoire pour :
DT polio
BCG
Antihépatitique B
- lors des visites médicales de recrutement et de titularisation des candidats SPP et SPV,
- lors de visites médicales de maintien en activité (le non respect de ces obligations entraîne le placement en situation d'aptitude restreinte des SPP et peut aboutir à la suspension d'engagement des SPV)
En outre, lors de la visite de maintien en activité, en fonction des spécialités pratiquées et des risques de contamination encourus, le médecin sapeur-pompier
chargé du contrôle de l'aptitude doit proposer les vaccinations adaptées, notamment :
la vaccination BCG
la vaccination contre l'hépatite B
la vaccination contre la leptospirose
la vaccination contre l'hépatite A
la vaccination contre la typhoïde et les méningites A et C
la vaccination contre la rage
Ces vaccinations proposées dans ce cadre, n'ont pas un caractère obligatoire. En cas de refus, le médecin sapeur-pompier susvisé devra avertir l'autorité territoriale d'emploi.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||